On se tue à le répéter mais le département est d’une richesse phénoménale en termes de formations. Exemple avec ce nouveau Master enseignée à la Faculté Jean Perrin et tout simplement unique en France, le Master “Instrumentalisation au service de l’art”. What is it ? Sous ce nom un peu martial, une réponse belle et originale à l’arrivée du Louvre Lens pensée par Pasquale Mammone, le Directeur de la Faculté Jean - Perrin. Réservée pour le moment à 6 chanceux, elle s’adresse aux titulaires d‘une licence de chimie et de physique. Elle exploite les dernières techniques modernes dans un seul but : l’exploration des oeuvres d’art. Sur les tableaux que lui a confié le Musée d’Arras, les étudiants ont identifié les pigments qui permettent de dater une oeuvre et d’identifier les multiples couches qui la composent pour ensuite la restaurer et la protéger. Le Master peut également prendre en charge l’étude de pierre anciennes, d’objets d’art de toute sorte. La première promotion s’achève en juin, on les suivra de près pour savoir ce qu’ils deviennent.

Actiparc, 2 ans d’existence est en train de prendre la relève d’Artoipole aujourd’hui saturée. Artoipole est une zactiparc-vueaerienne1.jpgone d’activité créée au début des années 90. Une cinquantaine d’entreprises y sont installées et la place commence à manquer. Situé au Nord d’Arras, ActiParc est l’une des plus grandes zones logistiques de la Région (280 hectares de superficie). 10 entreprises y sont déjà installées dont la Sogep et le Fournil Artésien. Deux transporteurs frigorifiques s’y installent en ce moment et vont créer 220 emplois. Duo Emballage crée 35 emplois dans le domaine du recyclage. Croustifrance va démarrer la construction d’une usine. 70 emplois seront créés dès son achèvement. Au total 600 emplois devraient voir le jour. Une bonne nouvelle pour le département et les étudiants qui s’y forment.

Lien : http://www.arras.cci.fr/implantez_actiparc.htm

calais1.jpgC’est l’événement dont tout le monde parle. Demain s’ouvre la 7 ème édition des Transphotographiques sur le thème Mode & Photographie. A Lille et dans toute la région. La présence de Karl Lagerfeld dope le buzz médiatique. Depuis sa création en 2001, le festival a pour ambition de valoriser l’art photographique via la diffusion et le soutien à la création d’artistes français et étranger. Les noms expcalais2.jpgosés cette année : David Seidner, Peter Knapp, Sabine Pigalle, Joseph Chiaramonte, Tereza Vickhova. Evoquer la mode en Nord Pas-de-Calais prend une dimension toute particulière en regard de l’histoire de la région, foyer de création textile. C’est dans ce cadre que le Festival a pu compter sur la participation du Musée de la Dentelle de Calais qui propose une exposition intitulée “Surfaces sensibles” à l’Hospice Comtesse dans le Vieux Lille du 15 mai au 29 juin. Des photographies mettent en oeuvre la dentelle dans sa relation au corps, au vêtement et à la mode, prémice de la Cité Internationale de la Dentelle et de la Mode dont l’ouverture est prévue fin 2008. Une visite fortement conseillée aux étudiants en pré - vacances. Seront présents en tant que commissaires de l’exposition, Martine Fosse, Conservateur en chef du Patrimoine et en charge du projet de la Cité Internationale, Barbara Forest, responsable du Musée des beaux - arts de Calais et Shazia Boucher, historienne du costume. Vernissage le 22 mai à 19 H 00, 32, rue de la Monnaie. Ouvert le lundi de 14 h à 18 H 00 et du mercredi au dimanche de 10 H 00 à 12 H 30 et de 14 H 00 à 18 H 00.

Lien : www.transphotograpiques.com

Benjamin Zehnder

projet-installation-doll.jpgOn n’arrête pas Luc Brévart, le fringuant Directeur du Quai de la Batterie. Il expose à partir du 15 mai et jusqu’au 6 juin Jessy Deshais, une artiste en résidence à l’Hôtel de Guîne et dont le travail devrait séduire et ravigoter les neurones des étudiants du Pas-de-Calais, une sorte de boule anti - stress en cette fin d’année universitaire. Jessy Deshais est plasticienne. Elle est née en 1966 à Tours. Elle vit et travaille à Montreuil sous bois. Elle fait du graphisme, de l’animation, de la réalisation de films ou de génériques TV de la scénographie, de l’installation multimédia et la « peinture » et même de l’illustration de presse (Le Monde, Libération…). L’installation s’intitule “Las meninas d’Arras” et offre univers décalé, unissant baroque et japonisme, “du Nippon dollart1.jpgen dentelle” selon Luc Brévart. Dans les salons d’un hôtel classé du 18ème siècle, la reine mère des Dolls Invaders, manga géant de 3 mètres de haut, trône comme un fantôme à visages multiples. Sorte d’Alien en perpétuelle mutation faciale, inspiré par sa localisation ponctuelle à Arras. Cette reine Doll baigne dans une création sonore, digne des séries TV 60’s, relevée au baroque évoquant l’atmosphère du lieu. Une preuve de leur invasion : leur monnaie, ironie d’un autre monde, le « DollArt » sera échangée le soir du vernissage comme seule preuve de leur passage chez vous. Créée en 2006 , la Doll, personnage logotypique, devient fer de lance d’événements-fictions qui s’étendent à l’infini et ne se rejouent jamais.

Exposition du 16 mai au 6 juin 2008, du mercredi au samedi de 14h à 18h et sur RDV (tel : 03 21 23 43 11). Vernissage le 16 à partir de 18h30.

Lien Jessy Deshais :
http://album.club-internet.fr/g6-di

106433_image_0.jpgVoici qui devrait remonter le moral de tous les Littéraires ! Alors que depuis les années 70, l’avenir professionnel des Littéraires se cantonnait à quelques professions bien délimitées (écrivains, journalistes, profs, chercheurs), les entreprises ne jurent plus que par eux et parlent même de “véritables pépites”. Qui parlent ainsi ? Les plus grosses entreprises comme Coca- Cola, Price-Waterhouse Coopers, Renault Siemens, HSBC, Axa, la Société Générale. Ces entreprises ont fait le pari de faire venir à elle des profils littéraires. L’opération porte même un nom “Phénix” et a pris la forme d’un partenariat pour le moment avec 10 Universités d’Île de France. Elle est coordonnée par un homme, Bernard Deforge, ancien doyen de l’Université de lettres de Caen. L’an dernier, elle a permis de recruter 35 littéraires dans les entreprises citées ci - dessus. L’opération “Phénix” est reconduite cette année avec d’autres entreprises qui sont venues s’ajouter comme l’Oréal, Randstad et Thalès... Les Littéraires, moins sensibles aux réalités économiques de l’entreprise que les commerciaux, moins techniques que les Ingénieurs, apportent cependant une liberté, un regard neuf, une créativité et un regard sur le monde qui fait parfois défaut aux salariés des grands du CAC 40. Les DRH le reconnaissent enfin aujourd’hui.

Un juste retour des choses pour des littéraires depuis trop longtemps tenus à l’écart du monde économique ou une opération de com et de séduction à un moment ou le nombre de diplômés bac + 5 diminue ? Même si le salaire de cette littéraire, devenue à la surprise générale de son entourage, chargée de compte middle - office à la Société Générale, est un peu inférieure à celui des étudiants sortis des grandes écoles de commerce, il y a comme du changement dans l’air… Ce qui tombe à pic à une époque où l’on tente par des décisions de politiques publiques de renouveler les élites (voir nos articles sur les initiatives prises par Sciences Po Lille). Cela devrait donner des idées aux Présidents des Facultés de notre département au moment exact où les entreprises, suite à la Loi sur l’autonomie des Universités, intègre les conseils d’administrations de nos Facs pour la première fois. A eux d’aider les Littéraires à tirer leur épingle du jeu en les intégrant dans ce programme ou en tissant des partenariats spécifiques pour Littéraires avec les entreprises locales. L’avenir des filières littéraires universitaires - parfois menacées d’être supprimées - pourrait s’en trouver bouleversée.

Benjamin Zehnder

images.jpegC’est Bruno Béthouart, professeur d’histoire contemporaine à l’Université du littoral Côte d’Opale et récemment élu Maire de Montreuil sur Mer, 59 ans, qui a fait un travail d’historien pour un livre de référence sur l‘histoire syndicale de la Région commandé par la CFDT Nord Pas-de-Calais. Le livre, qui s’intitule “Un siècle de combat syndical, l’histoire de la CFTC - CFDT du Nord Pas-de-Calais, 1893 -1998“, présente les grandes figures du syndicalisme version CFDT, revient sur la séparation CFTC - CFDT… On peut se procurer cet ouvrage, qui coûte 20 euros, en téléphonant au 03 20 57 66 22.